Actualités de Cap’ raid 64

Récit de Marc :

Inscrit de dernière minute au Cabilat Trail à Bordères sur l’Echez pour un 12km et 80D+ (Une course très roulante en suivant celle des givrès), je rejoins donc Bertrand sur cette même distance.

Le parcours très plat va rendre la course très rapide. Le départ donné, comme prévu, la course s’élance à vive allure mais au bout de 800m, on nous arrête. En fait nous étions sur le départ fictif ! Nous attendons donc que tout le monde arrive et voilà le vrai départ. Comme quelques minutes auparavant, cela va très vite de suite. Je me place rapidement autour de la 10-12ème place. Je trouve un rythme identique à 3 autres coureurs et l’on restera ensemble jusqu’à l’arrivée !

Toutefois, si les jambes vont bien, le moral faiblit. Une fois, puis deux fois en 3km nous nous perdons. La première fois, un vététiste nous remet sur le bon chemin par le biais d’un détour. La deuxième fois c’est plus compliqué. Des coureurs arrivent de la gauche ou de la droite. Certains arrivent à sens inverse de nous. Bref, c’est le bordel ! Nous retrouvons le chemin et relançons pour finir les 3 derniers kilomètres.

Je finis en 54’11 mais ne passe pas la ligne d’arrivée car j’ai eu l’impression d’avoir gagné des places et du temps en me trompant de chemin !

Récit de Marc :

Seul participant pour cette année, je ne change pas mes habitudes et m’inscris sur le 13km. Ma préparation est meilleure que les années précédentes,  quelques courses en plus, je prends cette course pour travailler ma vitesse. A tout ça, le moral est comme le temps de ce dimanche, au beau fixe et pas mal de copains sont venus m’encourager alors faut être à la hauteur !! ouf la pression !

10h départ donné, je pars vite car mon objectif serait de me rapprocher des 14km/h de moyenne. Je retrouve Baptiste très vite après le départ et il me suis en vélo. Ses encouragements et sa présence me permettent de garder la vitesse. On se sépare au pont de Coarraze. Je suis vraiment bien, les jambes « tournent ». On entre dans Igon. Je ne sais pas pourquoi mais je n’aime pas ce passage. Il n’y a pas plus de difficulté si ce n’est quelques changements de direction et un ou deux faux plats. Bref, une fois de plus j’ai l’impression de coincer mais j’arrive à garder mon allure (13.8 de moyenne). Au Ravitaillement, je retrouve Yves qui, en vélo, fera une grosse partie avec moi. Le fait de le retrouver me donne l’impression d’aller mieux.

On attaque la côte d’Asson. La montée en elle même ne me dérange pas. C’est plutôt ce qui suit derrière où il faut relancer que je trouve dur. Yves m’encourage, me conseille. Je pense devant Ju et Bertrand et c’est encore dur. Je sais qu’il ne reste « qu’une » descente et une montée. Je m’accroche, essaie de me caler dans l’allure d’autres coureurs.

Dernière montée. Et là je vais beaucoup plus vite que ce qui sont devant (Yves m’avait annoncé que devant ça coincé, ce qui était donc vrai). Retour vers le centre de Nay le plus rapidement possible.

Je finis en 57 minutes à la 56ème place (13.7 de moyenne) content de ce résultat possible en grande partie au soutien des potes !!

On enchaîne le week-end prochain avec le cabilat trail à Bordéres sur l’Echez.

 

Récit de Julien et Marc :

Un récit deux en un puisqu’il regroupe celui de Julien et de Marc, les 2 partants pour ce trail au Pont d’Espagne à Cauterets. Ce sera une première pour tous les 2 et nous nous inscrivons sur le 10km (De plus le 20km faisait 2 fois la même boucle et on y voyait pas trop d’intérêt).

Inscription ok ! maintenant il faut choisir sa tenue de combat car dehors on avoisine les -2 / -3° et ça pique. Une fois dans la voiture nous sortons notre mental de guerrier pour enfiler nos ….. shorts. Quelques « chambrages » d’autres concurrents qui nous prennent pour des martiens en short, un petit échauffement, et nous sommes prêt pour le départ ! Ce dernier, après quelques consignes, se fait à la « cool », ce qui correspond à l’ambiance générale et qui est loin de nous déplaire : « Allez c’est parti !! » c’est parti ?? hein ?? ok.

Nous avions repérer qu’après 30 mètres de course on partait sur un single, donc sprint dès le départ pour se placer. Julien part bien et se place dans les premières places alors que Marc est un peu enfermé. Le parcours, grâce au temps, est magnifique et les sensations de courir dans la neige sont très agréables. Le parcours nous amène au plateau du Cayan puis demi tour et retour vers les remontées entre long plateau et sous bois.

Julien finit 7ème en 49 minutes et Marc 35ème en 59 minutes. On était tous les 2 ravis de cette expérience ! On s’est dit que l’on aura l’occasion d’y revenir !!

Le récit de Marc :
Reprise de la saison 2013 avec ce premier trail à l’hivernatrail de Grand Brassac (Nocturne de 22km). Nous partons donc pour un petit week-end en dordogne avec Julien, Baptiste, Jérôme et Bertrand. L’état aux alentours de Grand brassac nous montre clairement le bain de boue auquel nous aurons droit.
Echauffement court dans les rues de Grand Brassac pour un départ à 20h. Départ donné, nous slalomons quelques centaines de mètres dans les rues du village avant d’attaquer le trail. Les premiers mètres confirment la difficulté du terrain : très glissant et toujours à la recherche d’appuis stables. Malgré cela, je passe au 13ème kilomètres en 1h22 encore bien physiquement et moralement. Arrive le premier passage dans le filet sans souci puis les premières cordes. Ayant rattrapé plusieurs personnes de l’extrème, il y a du monde au passage des cordes ce qui a le don de m’agacer. Je fais 1km en 19 minutes, arrgghh !! Ca me gonfle. J’écoute avec beaucoup de discipline les recommandations des personnes de la sécurité qui me disent de bien suivre les cordes. Et là je vois baptiste qui me double tel un isard. Il me reste 10 mètres à faire pour finir cette p…..n de dernière corde, distance suffisante pour prendre 4’20 par Baptiste.
J’ai vraiment plus le moral de me bouger le cul. D’avoir été dépendant de l’avancement des autres m’a épuisé moralement. Bref, il faut quand même rentrer. Je finis en roue libre sans chercher à forcer mais juste à rester sur mes deux pieds, chose que j’arrive à faire puisque pas une seule chute sur les 22km.
Je finis 41ème en 2h49 mais vraiment très frustré de ces passages de cordes. La bonne, la très bonne nouvelle à l’arrivée (2ème place de Julien) me fera oublier toutes mes frustrations.

Le récit de Julien :
Pour ce premier trail de l’année nous voila du coté de Grand Brassac pour l’hivernatrail.
La course démarre sous un rythme moyen et je me place rapidement dans le peloton de tête avec une dizaine de coureurs. La première côte fait une première sélection et je retrouve rapidement seul en 7 ou 8ème position. Je garde un bon rythme en enchainant les passages techniques du filet du roc et la succession de petite montées qui suivent. Le parcours très vallonné est rendu usant par l’état du terrain. Nous traversons de véritables champs de boue où les appuis sont très instables. J’atteins enfin le passage du moulin de Rochereuil et surprise devant moi une file d’attente d’une quinzaine de coureurs. Je viens en fait de rattraper la course qui nous précède partie une heure avant. Je dépasse comme je peux, certains laisse la place et je dévale la pente en m’accrochant à la corde. Les montées raides qui suivent sont elles aussi équipées de cordes mais il y a trop de monde qui attend. Je passe sur le coté en m’accrochant aux racines , branches….Les descentes sont un vrai régal même si ça glisse beaucoup. A ce moment là je ne sais plus où je me situe au niveau du classement puisque les deux courses se sont mélangées. Je reconnais alors un concurrent qui faisait partie du groupe de tête, je le dépasse assez rapidement et je me dis que le podium est peut être jouable car j’ai bien négocié les parties techniques des cordes. Je fini les 4 derniers kilomètres à bloc, et lorsque je passe la ligne d’arrivée surprise le speaker m’annonce 2ème. J’ai donc dépassé pas mal de coureurs sur la fin. Je suis vraiment content et surpris de ma performance. J’ai donc parcouru les 22km en 2h16, à 1min30 du premier qui pour l’anecdote à terminé juste derrière moi au marathon des causses…
Après avoir nettoyé chaussures et mollets dans une grande bassine mise à dispo par l’organisation je pars me changer transi de froid à la voiture. Je redescend sur la ligne d’arrivée où viennent d’arriver Baptiste , Flo et Marc. Béber et Jérome nous rejoignent un peu plus tard , ils sont marqués par l’effort, la course a été très rude dans des conditions parfois à la limite du praticable. Pas sur que l’on revienne de si tôt du côté de Grand Brassac mais une chose est sûre: on s’en souviendra de celle là !!!

Le récit de Bertrand :
Donc nous y voici à l’hivernaltrail de Grand Brassac, pour moi c’est un moment particulier car c’est ici que le virus du Trail m’a pris. Je sais que tous les ans la météo n’est pas au beau fixe, donc je m’attends à un terrain détrempé, mais devoir affronter un bain de boue de 22 Km, là j’étais loin d’imaginer ça. Donc nous arrivons dans l’après-midi constatant l’état du terrain plus que pourri, tout doucement la pression monte et je commence à m’imaginer y passer une bonne partie de la nuit.
Après un petit tour au village en guise d’échauffement nous voilà sur la ligne de départ, la pluie s’est arrêtée mais le froid a pris le relais, pendant le briefing tout le monde saute sur place pour se réchauffer mais le départ est donné assez rapidement. Nous voilà donc dans le vif du sujet, j’avais décidé d’être au premier ravitaillement (8 Km) en 56 minutes, j’y suis arrivé en 59 minutes, content de moi je suis motivé pour la suite mais c’était sans imaginer le passage des cordes qui était une vraie galère avec une Traileuse devant moi qui passait son temps à glisser et que je devais réceptionner pour ne pas glisser à mon tour, j’ai fini par dégoupiller et je l’ai poussée avant de la doubler sur le dernier passage de corde. Avant d’attaquer cette dernière ascension j’aperçois Jérôme se débattre au bout de la corde et me rend compte qu’il est lui aussi en galère, cette portion du parcours m’a vraiment épuisée et j’ai du mal à repartir en courant, je croise Jérôme allongé sur le bord du chemin qui me demande de lui faire passer une crampe à la jambe droite, je lui propose de repartir avec lui en trottinant mais il me pousse à repartir seul. J’arrive dans la partie où une succession de montées et de descentes reste à franchir avant l’arrivée mais depuis le dernier ravitaillement où j’ai bu en verre d’eau glacée j’ai des maux de ventre, je décide donc d’aller visiter les alentours du parcours pour régler un problème technique indépendant de ma volonté. Après 6 longues minutes je repars et croise une nouvelle fois Jérôme qui n’est toujours pas au mieux de sa forme, je continue jusqu’à l’arrivée tant espérée en 3h42 et 4 gamelles façon surya bonaly. Les autres sont là à crier mon nom mais j’ai du mal à sourire, ils m’annoncent que Julien a fait deuxième mais je ne veux pas le croire avant qu’il me montre son lot Salomon, et lui qui nous disait qu’il se sentait moins en forme qu’aux Templiers, Ha Juju ! Tu es vraiment notre idole…
Conclusion, je suis content d’être arrivé jusqu’au bout malgré les conditions, mais pas sur d’y retourner, malgré tout c’était un bon petit week-end entre potes.

Le récit de Baptiste :
Petit retour sur l’hivernaltrail
Le team capraid’64 au grand complet, nous voilà partis pour 350 bornes de rigolade et de spéculation sur l’état du terrain :
résultat nous avons tous gagné sur ce terrain dantesque !!
Après un échauffement succinct, le froid pique l’épiderme. Le départ se fait tranquilou histoire de ne pas se «péter» d’entrée, je comprends très vite que l’histoire risque d’être compliquée car le terrain est vraiment limite praticable par endroit ( j’aurais du prendre des palmes !).Les 9 premiers kilomètres passent vite et les quelques « singles » sont assez sport, tout comme le passage sur le filet. Arrivée au premier ravito… personne, bon on continue alors…avec les pieds dans « la gadoue la gadoue »…
Et, là le drame arrive, les quelques passages de cordes qui devaient rendre le parcours ludique deviennent vite agaçants quand tu dois attendre après les autres (la patiente n’est pas mon fort).
1, 2, 3 enchaînements de cordes et vient le 4ème où je dégoupille, là c’est plus possible : la montagne, les cordes, l’escalade, on connait on sait faire, alors pourquoi attendre ?
J’opte pour l’option directissime sans corde et basta…du coup je double quelques concurrents et pense que le plus dur est derrière : oualou !!! Le reste est une succession de boue, bouillasse, glissades et, cerise sur le gâteau, mon ami l’onglet est venu participer à la fête en terminant les 5 derniers kilomètres avec moi. Que du bonheur !!!
Je râle, je râle mais il y a des points positifs Juju finit second et nous finissons dans un mouchoir de poche avec le Marco , ce qui est de bonne augure pour l’Euskal trail
J.P Bacri, traileur éclairé.
PS : et comme dirait Hubert Bonnisseur de la batte ( allias OSS 117) « moi je vois, je fais du trail, et c’est un bordel » !!!!

Le récit de Jérôme :
Premier trail de l’année après une préparation très courte due à une bonne aponévrosite. Il ne s’annonce pas sous de très bons auspices. En effet, plus on se rapproche de la Dordogne, plus les sols ont l’air gorgés d’eau, on longe de vrais marécages. Je me pose la question de savoir ce que je fous ici !!!
Arrivée sur Brassac pour retirer nos dossards (Merci Baptiste), les coureurs du 24h sont déjà noirs de boue, les présages se confirment : ça va être merdique. On part sur le gite où on a réservé un bungalow. On attend tranquillement l’heure du départ en voyant passer des bourrasques, de la pluie, de la grêle,et en priant pour que ce soir il ne pleuve pas.

19h45 après un échauffement succinct, c’est le départ. Ouf, il fait beau et pas trop froid. Après un petit tour dans le village on attaque la première montée, ça se passe tranquille. Baptiste, Julien, Marc et Flo sont déjà loin devant et Bertrand est un peu derrière. Dès la deuxième montée, on entre dans la boue, la gadoue, la flotte, la merde, ça devient vite galère pour un gros gabarit comme moi. Dès que ça monte un peu, je m’enfonce, je dérape… Dans les virages, je glisse… Je ne m’amuse pas et je me demande dans quel bordel  je me suis mis.
Au 8ème Km premier ravito et là « bonne » surprise, personne et rien sur la table. Tant pis ! Je zappe et je prends un gel et un peu de flotte dans ma gourde. On attaque la partie technique. C’est la queue leu leu. On se croirait à Disneyland, on fait la queue pour l’attraction.  Là, c’est le filet de corde, c’est marrant mais trop de monde avec des trouillards qui galèrent. Je râle, j’aurais mieux fait de me taire !!
J’enchaine les 2 premières montées de la falaise avec les cordes sans soucis. La descente en moitié rappel est marrante, j’en profite pour doubler une bonne 20aine de personnes bloquées sur l’autre corde. 3ème montée de corde et là, c’est la galère : je perds mon élan bloqué par une pintade devant moi. Et c’est moi qui deviens le boulet, je suis bloqué, je n’arrive plus à avancer, je m’énerve et je sens les gens s’agglutiner derrière moi. Je m’énerve encore plus et je me crispe encore plus. Je sens mes cuisses qui picotent. De rage je me jette au sol et je rampe jusqu’en haut. Ouf je suis passé mais je suis vidé physiquement et nerveusement. Je reste un moment à souffler puis je repars dans la descente jusqu’au 2ème ravito. Là, toujours personne, juste un peu d’eau et toujours rien à bouffer. Je repars après avoir pris un autre gel.
2ème « bonne » surprise à la sortie du ravito, une 4ème montée de corde. C’est gavé de monde. Je flippe, vais-je être aussi mauvais que tout à l’heure ? J’enchaine le premier tiers nickel, mais au changement de corde je me loupe et je me pète la gueule ! A non, la galère recommence !!!  Je réussis à me rattraper et après quelques longues secondes de tâtonnement, je réussis à me hisser sur la corniche. Pour me faire pardonner, j’aide les 2 couples qui sont derrière moi à me rejoindre. Allez une dernière corde et c’est bon me dit le mec devant moi ! Cool !
J’attrape la corde, commence à monter et là, la tuile je glisse encore, je me crispe pour me rattraper et pam la crampe à la cuisse droite ! Tant pis je force et j’arrive à me jeter sur le tronc de l’arbre au-dessus et à me hisser. Merde ! l’autre cuisse me lâche. Deuxième crampe. Je suis sec !!! Je reste planté au somment de la butte sans plus aucune force. Après quelques étirements, je repars, ça à l’air de tenir.
Après ce qui me semble des kilomètres (ce qui devait représenter réellement quelques centaines de mètres), je retrouve du plat, du moral et un peu d’énergie. Je relance. Quel con !! Quelques instants après mes 2 mollets me lâchent en même temps, je m’écroule par terre foudroyé. Je reste allongé plusieurs minutes plié de douleur. J’arrive à faire passer une crampe mais la droite ne veut pas. Bertrand me rattrape ce qui me fout un coup sur la tête. Il me propose de m’aider mais je lui dis de partir car je sais qu’il a dû autant galérer que moi et je ne veux pas le faire chier. Au bout d’1/4 d’h, j’arrive à repartir sur une jambe. Je marche, je trottine. C’est le trou noir. J’avance comme un zombie avec comme seul objectif rejoindre l’arrivée. Je me fais doubler plusieurs fois et on me propose de m’aider. J’apprécie mais je préfère avancer à mon rythme. Dans la partie Vtt, j’entends qu’on m’appelle derrière moi, c’est Bertrand. Mais que fout-il ici ?? Il m’a doublé, il y a une  ½ heure. Je lui demanderai plus tard et le laisse filer au loin.
Après 10, 15, 20 gamelles, je m’arrête, je chiale, j’en ai marre, j’ai mal !!! J’abandonne !!!
Un couple me rejoint et le mari m’aide à me relever et m’annonce qu’il ne reste que 5 km. Je regarde le chrono, ça fait presque 3h que je suis parti. Allez, je me remotive et me dis tu dois finir avant 4h. Dire que je me foutais de la gueule de Bertrand sur les 4h !! Les derniers km sont infernaux, je ne suis fixé que sur le pas suivant. Dernière montée, on aperçoit le village en bas, dernière descente, je passe l’arrivée. Ca y est la galère est finie mais je suis content d’avoir fini.
Bilan : 162ème en 3h 48 de galère.

 Le récit de Julien, inscrit sur le Marathon des causses :
Après une nuit sous tente plutôt moyenne on se réveille lentement et on comprend très vite que la journée va être fraiche.
Petit repas rapide vers 10h et début de préparation pour Baptiste, Fabrice et Marc qui courent la Monna Lisa à 12h15. L’ambiance est bonne mais la tension commence à se faire sentir dans les troupes.
A 12h15 le départ de la Monna Lisa est donné. On se regarde avec Bertrand: Bon maintenant c’est à nous !!!
Préparation rapide et direction le départ du Marathon des Causses. Je prolonge un  peu l’échauffement car le départ est décalé de 10 min.
Ça y est la musique de Era retenti et c’est parti pour 2km de route assez rapide. Enfin on prend une piste qui marque le début de la première montée qui se fait en deux temps. Le début est assez facile puis après deux lacets une longue ligne droite avec une forte pente. Je garde un rythme assez soutenu jusqu’en haut, ça passe assez rapidement et plutôt bien. Au sommet  je cherche mes ravitailleurs mais personne (sont ils perdus ou morts de froid ?!!). Oups je n’ai plus d’eau et le prochain ravito est dans 14 km. Je suis un peu inquiet mais il fait froid et je ne risque pas trop de me déshydrater. Je prend un gel et j’entame une longue partie très variée au milieu des pins, puis des buis dans un petit vallon et enfin un sentier en bordure du causse avec une vue magnifique sur la vallée du Tarn. Cette partie est très agréable mais je suis surpris de ne pas trouver la deuxième montée prévue au parcours. Avec les conditions météo de la veille ils ont sans doute dû changer certains secteurs. Tant pis ou tant mieux le parcours très roulant est un vrai régal et mène au vallon de la Cresse avec une belle descente  et une petite montée courte et agréable. La suite est toujours aussi roulante jusqu’au ravito au km 22 mais moins variée (piste). Ah voilà enfin mes ravitailleurs (souriants mais congelés) ! Je récupère un bidon et je profite de la courte montée qui suit pour manger avant de plonger vers le Vallon du Monna. Magnifique descente avec des passages techniques, le paysage est très beau et je m’accroche à deux coureurs qui semblent se suivre. On attaque la montée ensemble, on s’encourage , c’est dur mais le rythme est bon. On rattrape quelques coureurs et personne ne revient derrière, le moral est bon. Au sommet le ravito pittoresque dans la ferme du Cade sous la neige, il commence à faire froid. J’ai gardé des forces, il reste encore une montée assez raide. Mais surprise le parcours est modifié là aussi et nous passons au Pouncho d’Agast. Donc pas de dernière montée mais une descente technique et boueuse en passant par la grotte du hibou ( il avait été annoncé que personne ne devait y passer à cause des conditions météo ???)
La fin de course est plutôt agréable et le soleil qui perce me réchauffe. Les copains et la famille sont à l’arrivée pour m’encourager jusqu’à l’arche d’arrivée.
Bilan 47ème en 3h42 . Je n’ai que 35km au GPS et j’étais partir pour au moins 4h15 d’après mes prévisions. J’arrive donc pas trop entamé et presque un peu frustré que ce soit déjà fini tant je me suis fait plaisir sur ce parcours magnifique du Marathon des Causses.
Ça donne envie de revenir pour peut être un peu plus long cette fois…….

Le récit de Baptiste, inscrit sur la Mona Lisa :
Comme prévu nous sommes partis pour Millau et les templiers ( Mecque du trail)
Le vent est glacial et la météo n’a pas l’air de tourner en notre faveur, que cela ne tienne, nous essaierons de profiter au mieux du paysage.
Nous voila donc sur la ligne de départ de la « Monna Lisa » avec Marc et Fabrice. Nous avions décidé de faire la course ensemble avec Fabrice mais une fois la première difficulté abordée sa cheville en décidera autrement (entorse) il ne peut pas relancer et préfère par sagesse se préserver.
Je pars donc au niveau du premier ravitaillement, avec dans l’idée d’essayer de refaire un peu de mon retard sur Marco, mais là après avoir doubler une cinquantaine de concurrents, je me retrouve seul au monde.
Arrivé au niveau de la descente de Monna j’ai à peine le temps de me faire plaisir sur ce single qui faut attaquer la grosse montée en mode « j’ai pas mal aux cuisses »
Arrivé en haut le belvédère est fabuleux mais le vent est un peu trop mordant.
Je sais maintenant que le plus dur est passé et que le reste sera beaucoup plus facile alors j’allonge un peu la foulée pour finir sur un bon rythme sur la descente finale.
Je boucle ce parcours en 2h50, très bon souvenir à REFAIRE ABSOLUMENT seul bémol l’entorse de Fabrice.

Le récit de Bertrand, inscrit sur la VO2 :
Vendredi soir nous étions tous sur le départ pour Millau, nous savions que sur place c’était un déluge de pluie car les parents de Julien étaient sur place depuis jeudi. Le samedi matin nous nous réveillons avec le froid et beaucoup de vent mais la pluie s’était arrêtée. 10 h derniers plats de pâtes pour Marc, Baptiste et Fabrice et se préparent pour le départ de la Mona Lisa, julien et moi nous les accompagnons sur la ligne de départ, 12h15 le départ est donné, nous revenons au parking pour que Julien se prépare à son tour, puis petit échauffement avant le départ qui est retardé de 10 minutes. Me voilà seul maintenant à attendre mon départ qui est à 16 h, je me prépare tranquillement et vers 15 h je vois arriver Marc qui en a déjà terminé avec sa course, surpris de le voir aussi tôt il m’annonce avoir fait 2h37 le temps qu’il se change je finis de me préparer et il m’accompagne jusqu’au départ, en route on croise Baptiste qui lui aussi vient de terminer sa course. Je suis maintenant sur la ligne de départ moins stressé que je ne pouvais l’imaginer. La musique d’Era retenti dans un froid glacial, le départ donné j’ai dans la tête un temps de 2h pour 17 Km, je démarre très tranquillement sachant que la montée de Carbassas est très, très dure je me retrouve en haut de cette difficulté en 50 minutes en ayant la sensation de ne pas avoir trop puissé dans mes réserves, j’ai hâte malgré tout de voir l’unique ravitaillement à 8 km qui annonce la moitié du parcours. Nous entamons une partie de faux plat montant où les jambes commencent à me faire mal et arrive une série de single très ludique et technique qui me fait oublier les petits bobos du moment, puis arrive la longue descente vers l’arrivée entre piste large et trace technique et me voici à l’arrivée en 2 h12. Une première fois pour nous sur les Templiers, mais c’est un trail à refaire sans hésitation pour profiter entre autre des vues splendides sur le fameux viaduc de Millau.

Le récit de Marc inscrit sur la Mona Lisa :
Débarqué le Vendredi sous la pluie, notre première nuit sur Millau a été des plus fraîches. Petit dej, puis ballade sur la zone des templiers (visite de la zone exposants). 10h …. à Table. Ce qui n’est pas très évident malgré les « très bonnes pâtes de notre juju ». On se prépare tranquillement bien qu’ une certaine forme de pression s’installe : Comment tu pars? Pas trop couvert ? 12h15, on est avec Fabrice et Baptiste sur la ligne de départ. Et c’est parti sur une portion plate d’environ 2km, ce qui permet au peloton de s’allonger. Je pars prudemment avec en tête cette première montée. Le début est assez facile et peu technique. Cela passe en courant. Puis après un lacet sur la droite, on se retrouve face une ligne droite bien raide. On aperçoit les autres concurrents déjà en haut et ça paraît loin. Je suis en fin de première moitié de peloton et je m’aide des participants comme point de mire pour garder un rythme régulier. J’arrive au sommet vraiment bien mais je suis surpris de ne pas voir le ravitaillement (prévu au départ à 6.5km). Je regarde la montre 7km : bon il y a peut-être un petit décalage. 7.5, 8km, toujours rien. Je m’inquiète puisque je dois récupérer mon sac avec l’eau et les gels pour le reste de la course au ravito. 8.5km, ca y est, Claude, Claire et Emilie sont là et heureux de les voir. Je jette ma gourde et récupère mon sac, deux mots rapides avec Claude et je repars en marchant sur une légère montée. Je profite de ce moment pour bien me ravitailler. 10 ou 15 « mecs » me doublent mais c’est pas important à ce moment là. Direction la Monna par des singles ludiques et très roulants. On attaque déjà la descente vers la Monna qui est un peu technique mais tout passe en courant. Je rattrape un peloton qui est en fait bloqué par deux concurrents qui ne veulent pas laisser passer les plus rapides. on est une dizaine et ça commence à « chauffer ». On joue alors des épaules pour passer c’est dommage. On finit la descente pour basculer aussi vite dans la remontée de la Monna. La montée est raide mais j’y garde un bon rythme. Et là de nouveau ralentit dans la montée : « La course c’est la course, chacun pour soi » me dit-il ! Ouah quand même sacré réparti ! Bref je finit par le doubler et j ‘accélère dans la montée. Je remonte des concurrents qui m’avait dépassé lors du premier ravitaillement. Je suis encore vraiment bien, eux un peu moins !! Arrivé en haut, de nouveau des passages très roulants avec de nombreuses relances, c’est vraiment top ! puis 2ème ravito ?? euh ben non je ne l’ai pas vu !! bref il me reste assez de ravitaillement pour finir. La fin du parcours est vraiment roulant. Un bonheur quand on est bien, un enfer si on a plus de jambes ! Je garde du rythme entre 12 et 13km/h. et attaque la descente à fond !!
Je regarde la montre, 21km déjà fait et encore 4-5 mais le moral est bon, les jambes suivent. J’entends déjà la musique et ne comprends plus le parcours. Comment faire 5 bornes en étant aussi prêt de l’arrivée ?
Puis apparaissent les derniers lacets dans la boue, ce qui me vaudra une bonne glissade et un bon bain de boue.Je passe l’arrivée en 2h37 pour 22km et 1000m D+ à la 80ème place.

Pensant qu’il me restait plus de km à faire, j’ai géré, peut-être trop, mais on ne savait pas qu’il y aurait autant d’écart entre ce qui était annoncé et la réalité (des modifs apportés au dernier moment pour des raisons de sécurité, ça se comprend).
Un super week-end passé ensemble malgré le froid et que de bons souvenirs. Un grand merci à Claude, Claire et Emilie qui étaient aux petits soins pour nous !!

 

Le récit de Marc :
Après une très longue hésitation, je m’inscrits et rejoins Julien sur la boucle de l’isarce, 19km et 1000d+. La nuit qui précède la course, je me vois faire et refaire la course, me remémore la montée reconnue de multiples fois avec Julien et Bertrand, ….. enfin beaucoup de choses me trottent dans la tête. Tout ça n’est pas de bonne augure !!

Le départ est donné, nous rentrons rapidement dans le vif du sujet avec deux petites montées avant l’Isarce. J’alterne course et marche jusqu’au pied de l’isarce. Tout se passe bien, j’attaque la montée un peu vite mais sans me mettre dans le rouge. J’arrive à la cabane après 1h28 de course dans de bonnes conditions. Ravitaillement pris et je me lance dans la descente. Devant un groupe de 4 personnes. Je baisse la tête et accélère pour les rattraper. Pas de chance, il se trompe de chemin et je les suis sans regarder ! Ce contre temps a le don de bien m’agacer. Je fais machine arrière sans réfléchir à l’effort que je suis en train de faire. De nouveau sur la descente, je sens la fatigue dans la partie la plus technique et les cuisses qui deviennent vraiment dures.

Je suis à la carrière d’Asson et le moral dans les chaussettes. Je pense à arrêter mais je me dis qu’on verra après le Col de Sanguinet. Je marche lentement dans les montées et court à petits pas dans les descentes. Les coureurs me doublent les uns après les autres mais l’essentiel n’est plus là !

J’arrive au dernier ravitaillement et plus que 2.5km. Pfff, c’est long ! 1 dernière montée et 2 descentes et je termine en 3h09 et 59ème.

Malgré quelques difficultés durant ce trail, j’ai apprécié ce trail et compte bien y revenir !

Le récit de Marc :
Nous revenons avec Julien et Bertrand pour la 2ème fois à Séméac pour la nocturne, 11km et 200D+. Nous y retrouvons pas mal de Nayais des givrés pour un échauffement convivial !

J’arrive à ce trail, après 3 bonnes semaines d’entrainement, un peu fatigué mais je souhaite valider ce travail. Je décide de partir vite pour voir si je peux garder de la vitesse. Les bosses passent bien, j’arrive à relancer sur les portions roulantes et à bien descendre sur des zones peu techniques (Malgré cela, j’aurai vu 2 ou 3 belles gamelles devant moi !)

Dernière portion de route, où je croise Maxime puis Mickaël et Julien en décrassage (Déjà !!), et je termine en 53’18 et 43ème. Toujours autant de plaisir sur ce trail qui associe plaisir et convivialité. Arrive un tout autre challenge avec la Boucle de l’Isarce (pas encore inscrit, en pleine hésitation !!)

 

Le récit de Bertrand :
Seconde participation çà ce Trail nocturne est bien décidé à améliorer mon temps.
Sur place nous retrouvons des têtes connues comme, Maxime Cazajous, Mickaël et Cédric Canton et Julien Brunet, nous profitons de cette joueuses équipes pour faire l’échauffement ensemble.
Le départ donné je pars tranquillement, la météo est avec nous et la température est très agréable, la 1er difficulté arrive et je commence à attaquer cette montée en trottinant mais au milieu je termine en marche rapide. Devant moi il y a pas de personne et arrivée au ravitaillement personne ou presque s’arrête, ne voulant pas me faire distancer je m’arrête juste boire un verre d’eau. Après une succession de bosse et de descente, je me retrouve sur le bitume ou l’arrivée n’est plus très loin, je me sens bien et accélère. Je termine en 1 h 09 gagnant 8 minutes sur mon temps de l’an passé, pari gagné pour moi.

Le récit de Marc :
2ème participation au trail d’idron avec un parcours de 15km et 200m D+. Le parcours est le même que celui de l’année dernière, roulant et peu technique.
Peu de monde au départ avec 54 concurrents pour ce trail mais reste un parfait entraînement pour les prochaines échéances. Je fais le choix de partir vite et de rester dans les 20-25 premiers tout le temps. Les kilomètres défilent et je me sens toujours bien. Je retrouve Julien (en VTT) qui fait quelques kilomètres avec moi. Sa présence et ses encouragements me permettent de garder un bon rythme jusqu’à l’arrivée.
Je finis ces 15km en 1h13 à la 18ème place et améliore de plus de 3 minutes mon temps de l’année dernière.

Le récit de Bertrand :
Première participation à ce trail recommandé par Marc. Je sais que ça va être long car pas trop l’habitude encore de cette distance, Je sais aussi que ça va très vite démarrer car il y a très peu d’inscrits. Le coup d’envoi est donné, je suis avec des collègues de travail et je ne cherche pas à les dépasser car je sais que très il y a une forte montée, courte mais raide, je me retrouve très vite avec les derniers jusqu ‘au 1er ravitaillement ou je vais attendre le mari d’une des deux collègues qui sont parties devant. Nous restons ensemble un bon petit moment où il va me lâcher d’une montée, puis je le retrouve au second ravitaillement en bas de cette pu@ ; »& de montée. Je repars avant lui dans une belle descente ou je me sens à l’aise, puis rattrape deux autres personne que je vais talonner pendant un bon moment puis les dépasser avant le 3 ème ravitaillement, je me donne comme objectif de ne pas me faire dépasser, donc j’accélère mon allure pour garder une bonne distance entre eux et moi. Arrivé à la sortie du bois Julien m’attend avec son Vtt puis m’accompagne, ça fait plaisir de le voir ici car à partir de maintenant ce n’est que du bitume et je n’aime pas le bitume. J’entame un interminable labyrinthe dans un lotissement où Marc nous rejoint pour terminer ce trail.
Un grand merci à Julien et Marc d’être venu à ma rencontre sur la fin du trail, car j’ai vraiment maudit cette portion. Je termine en 1h38.

Le récit de Bertrand :
Deuxième participation à la Camada de Pau, mon objectif est tout simplement d’améliorer mon temps 1h17 l’an passé. Nous arrivons assez tôt pour éviter la cohue de l’an passé au retrait des dossards, ça nous laisse le temps de discuter avec Cédric et Mickael Canton venu en touriste et Maxime Cazajous inscrit sur le 11Km. Après un petit échauffement me voici marc et julien sur la ligne de départ, Devant dans les starting-blocks Maxime et Denis Lafaille ça va encore partir très très vite.
Le départ est donné et effectivement l’allure est très élevée mais comme à mon habitude maintenant, je pars tranquillement, sachant que les premières montées ne sont pas très loin. Cette année le parcours est modifié pour nous faire passer par des escaliers et là ça fait mal aux jambes ! Arrivé dans le parc du château je me retrouve derrière un petit groupe de personnes avec une bonne allure je décide de rester avec eux pour affronter les dernières montées du parc. De retour au château je lâche mon petit groupe pour finir en 1h11. Malheureusement je n’apparais pas sur les résultats officiels car une personne à débranché involontairement la prise électrique de l’ordinateur de la ligne d’arrivée, dommage ! J’ai apprécié cette édition bien que plus dur que l’an passé, mais ce parcours ressemble plus à un Urban-Trail.

Le récit de Julien :
Un commentaire aussi court que cette course de 6 km très sympa dans les rues de Pau que je termine sur le podium 2ème en 26′. Heureusement pour moi la plupart des meilleurs coureurs étaient sur le 12 km ! Une bonne surprise pour moi même si mon temps n’est pas aussi bon que je l’espérait .

Le récit de Marc :
Après une coupure sur l’été, nous reprenons avec Julien et Bertrand la course à pied lors de la 2ème édition de la Camada de Pau.
Inscrit sur le 12km, ayant peu de repères, peu d’objectif si ce n’est une bonne séance d’entrainement. Le 6 et le 12km partent en même temps ce qui donne un départ rapide. Le parcours est vraiment ludique et nécessite beaucoup de relance surtout sur la première partie.
A la sortie du parc du Château, je retrouve Julien (inscrit sur le 6km) qui termine les derniers kilomètres avec moi.
Je finis en 55’18 à la 86ème place. Le parcours modifié l’a rendu encore plus urbain et plus plaisant (à mon goût).

Le récit de Bertrand :

Me sentant pas préparé pour la course des crêtes d’Espelette 2011 je laisse passer mon tour, pour mieux préparer l’édition 2012. Malgré mes efforts une blessure au talon gauche me vois contraint d’arrêter mes entraînements, mais l’envie de faire cette édition étant plus forte, je me retrouve sur la ligne de départ du 14 Km avec plus de 800 autres traileurs dont Baptiste et Fabrice (Julien étant parti 15 minutes plus tôt sur le 20 Km). Pour cette 37 éme édition la chaleur est encore bien présente, 30 ° au départ. Je démarre vraiment tranquillement, la chaleur de la route goudronnée est vraiment étouffante, j’attaque les premières pentes en courant jusqu’au moment où ça devient vraiment dur. Je finis donc l’ascension en me trouvant un rythme de marche assez rapide, et arrivée au col nous sommes accueillis par un petit vent frais bienfaiteur. Je prends le temps de bien me ravitailler avant d’entamer la descente, et comme je le pensais le talon me fait souffrir et décide de continuer sur la pointe du pied mais ça devient vite un enfer, je continus donc en marchant et en courant dès que ça devient plus plat. J’aperçois le pont de bois qui annonce l’arrivée, je regarde ma montre qui affiche 2 heures, je voulais rester en dessous de la barre des deux heures mais mon handicape au talon me fait franchir la ligne d’arrivée en 2h11 ou m’attends Julien, baptiste et Fabrice. Un peu déçu malgré tout d’avoir été bloqué par cette blessure, donc je serais au départ de l’édition 2013. En attendant il faut préparer les Templiers 2012.

Le récit de Julien :

Engagé sur le 20 km, cette année mon objectif est de mettre 1h50 et il faut que je prenne plus de risques dans la première partie du parcours. Je décide de prendre un départ rapide mais la chaleur qui se dégage écrase tous les concurrents. Je parviens à courir un peu plus que l’année dernière dans les portions les plus difficiles et j’atteins le sommet du Mondarrain en 50min tout rond aux alentour de la 45ème place. même là haut il fait toujours aussi chaud et je ne saute aucun ravito. Je récupère un peu sur le début de la descente puis je me lâche un peu plus. La deuxième montée passe bien et on rejoins le 14 km. La suite de la descente se fait alors au milieu des coureurs et marcheurs, la foule est impressionnante et je suis parfois un peu gêné. Mais le fait de doubler des coureurs permet aussi de garder un bon moral pour cette fin de parcours très roulante et parfois longue sur le bitume brulant. Je fini plutôt vite mais bien « cramé » en 1h49. Je passe la ligne et j’aperçois baptiste qui viens d’arriver il a le sourire, normal il a gagné son pari de finir avant moi !!! On se ravitaille abondamment et Fabrice, Bertrand et Christophe nous rejoignent rapidement.
Après une bonne douche glaciale on se réunit autour d’un bon apéro grillades bien sympathique pour ponctuer cette édition 2012.

Le récit de Baptiste :

Samedi matin nous voilà partis direction « Euskadi » .

Apres avoir installé notre camp de base, la petite collation et le repos du guerrier, nous prenons la direction du centre ville d’Espelette Q.G des hostilités (je précise que cela fait 2 mois que nous nous chambrons quotidiennement).

Ca y est on rentre dans le vif du sujet : les 30 °C sous les platanes n’annoncent rien qui vaille, car malgré mon physique d’éthiopien, je suis aussi réceptif à la chaleur qu’un Inuit.
Objet du challenge : Julien part 15 minutes avant nous sur le 20 km et l’objectif est d’arriver avant lui (il faut dire qu’il est de plus en plus fort notre Zatopek local).

La course

Nous sommes 800 au départ sur quelques hectomètres et donc tous comprimés, heureusement nous n’attendons pas trop avant le coup de feu, mais la foule est très compacte et je prends un départ très moyen.

Je fais les deux premiers kilomètres en 10 minutes puis vient le premier coup de cul où le premier embouteillage pointe. Je m’efforce de me faufiler mais nous sommes trop nombreux ; le gros de la troupe s’éparpille petit à petit.

La montée est rude mais je la digère relativement sur un bon rythme sauf sur les 100 derniers mètres où je cale un peu. La chaleur m’écrase ; j’en profite pour admirer le paysage et penser à autre chose (la banquise ou une bonne bataille de boule de neige).

J’arrive en haut en 47 minutes et j’en profite pour bien m’hydrater au ravito mais, grosse erreur, je ne mange pas.

J’attaque donc la descente confiant sur un bon rythme, un peu trop d’ailleurs car 20 minutes plus tard « pffffff » gros coup de fringale et je n’avance plus du tout (il faut dire que j’ai autant de gras en réserve qu’un hareng séché) ; résultat 10 minutes de perdues.

L’arrivée au dernier ravito me fait un bien fou car la chaleur me liquéfie au fur et à mesure de la course. Un peu d’essence dans le moteur et me voilà reparti pour les 3 derniers kilomètres où je ne vois toujours pas arriver Juju.

Je finis donc en 1h33 (163°) sous les encouragements de ma petite femme et de ma fille.

Cette course me laisse 2 goûts : celui, agréable, d’être arrivé 2,3 minutes avant Julien mais je reste un peu amer car je me suis mal géré sur l’alimentation.

Promis, l’an prochain, je rentre dans les 100 premiers.